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QUESTIONS FRÉQUEMMENT POSÉES
Cette section est majoritairement basée sur une entrevue accordée
à Sam Lambert (janvier 2005) et les questions soumises par les
utilisateurs du forum.
Date de naissance ? Trop vieux, j’ai oublié...
Lieu de résidence ? Montréal, Canada.
Passe-temps ? J’en ai beaucoup mais je n’ai pas de
temps à y consacrer donc pas la peine de les mentionner.
Boisson favorite ? Une bonne bière froide.
Mets favori? La paëlla (met espagnol).
Mets en aversion? Aucun, je mange à peu près de
tout.
Groupe préféré? Des tonnes, mais on peut
dire Led Zeppelin.
Meilleur film? Des tonnes aussi. Army of Darkness pour n’en
mentionner qu’un seul.
Meilleur pays pour jouer? Tous les endroits ou j’ai joué
ont quelque chose d’intéressant.
Guitariste préféré? Un des meilleurs pour
moi c’est Jimmy Page.
Chanteur préféré? Jeff Buckley en général,
et plus particulièrement dans le métal, Dave Vincent.
Bassiste préféré? Les Claypool et Billy Sheenan.
Artiste favori? (Je crois que tu as étudié les arts à
l’université ?) Oui, un peu. Je dirais Matthew Barney.
Depuis combien de temps joues-tu de la batterie et qu’est-ce qui
t’a amené à en jouer? Ça fait 17 ans
mais de façon plus sérieuse au cours des 10 dernières
années. J’ai toujours aimé la musique et j’ai
essayé plusieurs instruments étant enfant. La batterie s’est
révélé à être celui fait pour moi.
Quel est ton plus lointain souvenir de la batterie et quelle est la première
chanson que tu as été capable de jouer? Jouer sur
des canes de café vides serait probablement mon plus vieux souvenir.
J’essayais dans réunir le plus possible afin de faire des
sons différents. La première chanson que j’ai jouer
est Smoke on the water (Deep Purple). Surprise, surprise ; je crois qu’il
y a beaucoup de gens qui ont commencé avec cette chanson. Dans
mon cas ce n’était pas très bien jouer si je me rappelle
bien.
Quelle a été ta première expérience «
live » ? Je pratiquais pour une compétition genre
« Battle of the bands » à mon école secondaire
et j’avais monté ma batterie sur une scène dans la
cafétéria. Au dîner, mes amis m’ont demandé
de jouer et les profs étaient d’accord. J’ai donc jouer
devant 300 jeunes qui furent impressionés quoique ça ne
devait pas être si bon que ça.
Parles-nous de l’équipement que tu utilises et de la façon
dont tu le disposes ? J’utilise un Pearl Masterworks tout
en érable avec du « hardware » Pearl exclusivement.
Redge de Pearl et Drumanddrummer.com m’a monté une cage personnalisée.
Elle fait le tour de ma batterie et il y a une deuxième barre parallèle
sur laquelle on installe des cymbales. C’est un monstre. On peut
la voir sur le site Drumanddrummer.com.
Quel est ton choix de baguette en ce moment ? Quels en sont les avantages
par rapport aux autres marques ? J’utilise Vic Firth exclusivement.
Le modèle F1 est bien équilibré et le bout est excellent
pour l’attaque. La compagnie a imprimé ma signature et le
logo de Cryptopsy sur ce modèle.
Quelles sont tes préférences au niveau des cymbales ? J’utilise
les cymbales Sabian exclusivement et j’adore leur série Evolution.
Je dirais que la « crash » Ozone 18’’ est vraiment
magique.
Parles-nous de la façon dont tu pratiques ? As-tu une batterie
à la maison ? J’ai une batterie à la maison
et au local de Cryptopsy. Le groupe pratique 3 ou 4 fois par semaine pendant
environ 3 heures incluant le travail administratif qu’on doit faire.
Idéalement, je souhaiterais pratiquer seul 2 heures par jour au
moins mais à cause des contraintes de temps, ça arrive plutôt
rarement.
Avec quels groupes as-tu travaillé jusqu’à présent
(tous styles inclus) ? J’ai dépanné certains
groupes dont le batteur ne pouvait faire un spectacle. J’ai fait
des « covers » avec des groupes de styles variés. J’ai
aussi travaillé sur un projet de musique rock pendant un moment.
En gros, j’ai surtout jouer dans Cryptopsy tout en ayant d’autres
projets de différents genres de musique en parallèle.
Est-ce que tu apportes des changement à ta batterie quand tu joues
du jazz ? Changes-tu aussi ta façon de penser
? J’ai essayé différents « set-ups »
mais puisque Cryptopsy prend beaucoup de mon temps, j’essais de
garder le même à la maison et au local de pratique. Jouer
différents genres de musique implique différentes manières
de penser et surtout un « feel » différent.
À travers toutes ces années, qui a été ta
plus grande influence ? J’ai pris des éléments
de toutes sortes d’influence. Il y en a plusieurs.
Qui est ton batteur favori ? Aucun en particulier, il
y en a plusieurs.
Quel est ton genre de musique préféré en ce qui concerne
la batterie (ex : jazz, latin, funk, métal) ? Ils ont tous
quelque chose de spécifique c’est d’ailleurs pour cette
raison qu’on peut les distinger les uns des autres et les identifier.
Je dirais donc que je n’ai pas de préférence comme
tel et qu’on doit les apprendre pour les apprécier.
Au moment de cette entrevue, quel batteur écoutes-tu le plus ?
J’écoute Kenneth Schalk de Candiria. Ça fait
longtemps que j’admire sont « groove » et sa solidité.
De plus, pour avoir fait une tournée avec Candiria, je peux vous
dire que Kenneth et le reste du groupe sont vraiment des gars hors pair.
Fais-tu beaucoup d’exercice physique ? De quelle façon cela
a-t-il affecté ta pratique ? Je suppose que tu es un amateur de
corde à sauter ? Oui, un peu mais encore une fois, c’est
le temps qui manque en ce moment. Le « bench press » est bon
pour améliorer les mouvements du haut du corps lorsqu’on
joue. La corde à sauter ou les « squats » sont bons
pour les jambes. Les étirements sont bons aussi. Mon DVD en parlera
plus en détails.
Lors d’une entrevue, Lord Worm a dit que tu avais doublé
la vitesse de tes « blastbeats » et que tu avais placé
d’autres « hats » par-dessus celle que tu avais déjà.
Intéressant... Peux-tu nous en dire plus ? Il y a quelques
parties sur le nouvel album pour lesquelles j’utilise une technique
appelée « gravity blast » qui est en fait un «
rim shot blast ». Certains batteurs métal croient avoir inventé
cette technique mais en réalité, elle était utilisée
par Buddy Rich il y a 40 ans. Moi je n’utilise pas une double «
hihat » mais plutôt une « splash » et une «
crash ». C’est une bonne technique mais très difficile
à réaliser.
Est-ce qu’il y a certains exercices que tu as pratiqué régulièrement
depuis le début ? La plupart des exercices que j’ai
toujours fait sont pour travailler l’endurance. Pour ces exercices,
j’utilise un métronome et un chronomètre. Pour apprendre
certaines techniques et styles de musique, je fais beaucoup d’écoute
et j’essais de m’imprégner des rythmes. Aussi, les
notions de bases sont très importantes et je pratique habituellement
les plus populaires : « singles », doubles, « parradiddles
», triplets, « flams », etc.
De quelle(s) façon(s) tiens-tu tes baguettes ?
J’utilise le « matched grip » la plupart du temps. Je
pratique le « traditionnal » mais j’ai plus de puissance
avec l’autre.
Lorsque tu « hyperblast », disons environ 280 bpm, est-ce
que tu changes ton « grip » ? Non, j’utilise
juste davantage les doigts que les poignets. Tout comme les pieds, lorsque
je joue plus rapidement, je me sers plus de mes chevilles et moins de
mes jambes. Je suppose que c’est un moyen de minimiser les mouvements
non-nécessaires pour me garder de l’énergie.
Comment as-tu réussi à amener ton bras faible au même
niveau que l’autre ? Apparemment, beaucoup de batteurs sont
capables de jouer à une telle vitesse avec leur bras fort. Personnellement,
j’ai pratiqué beaucoup les « double strokes »
et les triplets pour amener mes bras au même niveau. Par exemple,
moi qui suis droitier, je frappe un coup avec ma main droite et deux coups
avec la gauche pour créer un triplet que je joue à différents
tempos et pour une longue période de temps. Ça fait référence
aux exercices d’endurance dont je parlais plus tôt. Il y en
a quelques-uns qui fonctionnent vraiment bien.
Parles-nous de ton expérience au musée Guggenheim où
tu as collaboré avec Matthew Barney et Jonathan Bepler. Apparemment
Will Rhamer et Derek Roddy étaient aussi impliqués ? Oui,
disons que c’est assez compliqué à expliquer mais
je vais faire une histoire courte. J’ai été invité
par Matthew pour jouer deux soirs avec d’autres musiciens des quatre
coins de la planète et de différents genres musicaux. Jonathan
m’a donné ses directives sur ce qu’il souhaitait avoir
et le reste m’appartenait. Ça se déroulait dans le
théâtre du Guggenheim et les musiciens étaient encerclés
par l’audience. En fait, pour une partie de son exposition, il voulait
recréer une séquence de la trame sonore du film The Cremaster
Cycle en « surround » dans le théâtre. Ce fut
vraiment cool et je n’avais jamais rien vu de semblable. Ça
aussi été agréable de travailler avec Derek et Will.
Tu as un DVD qui s’en vient ; que contiendra-t-il ? Je couvrirai
plusieurs choses comme les exercices d’étirement, d’endurance
et d’échauffement, ce que j’utilise, les techniques
de mains et de pieds, peut-être une section ou je décrirai
mes « grinds », environ 4 chansons « live » filmés
à l’arrière de la batterie, quelques solos et d’autre
matériel en bonus.
Quelle a été la chose la plus difficile à apprendre
à la batterie pour toi ? Le plus difficile ça été
d’acquérir une discipline et de me concentrer sur une routine
de pratique. Il y a tellement de choses que j’ai à apprendre,
à maintenir ou à améliorer qu’en réalité
je pense que le défi (à la batterie et dans la vie en général)
c’est d’apprendre à bien gérer son temps.
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